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Je n'arrive pas à gérer mes priorités au travail...

C'est la question pro du moment, celle avec laquelle tous mes clients arrivent en ce moment.

Face au constat de la surcharge de travail, certains se sentent complètement impuissants, embarqués dans un tunnel dont ils ne voient pas le bout. 

Alerte au burn out ! Alerte à la surcharge qui va vous dégoûter de votre engagement au travail !

Savez-vous que souvent la réponse vient de votre attitude au travail ? On regarde de plus près ?

Partageons vos constats

Si vous êtes débordé au travail, que vous n'arrivez pas à vous y retrouver, et que vous désirez avoir une vie équilibrée, que vous êtes sans cesse obligé(e) de faire les choses pour que les dossiers avancent, analysez froidement la situation, et éliminez d'abord les causes externes :

  • vous manquez de collaborateurs ? Des postes sont vacants, vous êtes obligé d'assurer, c'est normal
  • vos collaborateurs sont récents, pas encore compétents ? Vous assurez la charge temporairement , c'est évident
  • une crise particulière, un événement spécial impacte la charge collective ? Vous prenez votre part, tout naturellement.

Les vraies bonnes raisons d'une surcharge existent, et nous venons d'en voir un échantillon. Si aucun de ces situations ne correspondant à ce que vous vivez, et que vous sentez quand même débordé, en permanence "en charrette", les causes sont peut-être internes, autrement dit, cela est peut-être de votre fait.

 

Attendez, et lisez la suite avant de partir... Je ne veux pas vous vexer, ni vous stigmatiser, mais lorsque vous aurez saisi l'origine possible de la surcharge qui vous étreint, l'effet waouh est à peu près garanti.

Priorisez simplement, avec un tamis à grosses mailles

Avant toute chose, une réflexion simple sur la nature de vos tâches, à grosses mailles, peut vous aider à poser des jalons et prioriser différemment.

Cette technique est inspirée d'une réflexion qui aurait été faite par l'ancien président des Etats-Unis, Dwight Eisenhower, a priori particulièrement efficace dans son organisation.

Son constat :

"Ce qui est important est rarement urgent et ce qui est urgent est rarement important"

 

Avant de vous lancer dans l'action tête baissée, posez-vous la question pour chacune de vos activité, pour chacun de vos dossiers, s'il est urgent, important, accessoire, en utilisant ce schéma simple, la "matrice d'Eisenhower".

 

Et si le problème venait de votre attitude ?

Si cette question peut vous paraître un peu choquante, elle n'en est pas moins sans aucun jugement de valeur, puisqu'elle fait référence à des attitudes en grande partie inconscientes, héritées de l'enfance.

L'Analyse Transactionnelle les a théorisées, sous le terme de "drivers", 5 attitudes qui dirigent non seulement notre rapport au monde, mais aussi la façon dont nous agissons.

 

Les Drivers : de quoi s'agit-il ?

  • Sois parfait
  • Fais des efforts
  • Dépêche-toi 
  • Fais plaisir
  • Sois fort

Vous reconnaissez-vous dans l'une ou l'autre de ces injonctions, souvent ancrées dans nos comportement depuis l'enfance ?

 

Rien de plus normal, nous en sommes tous victimes.

 

Au travail, comment sont-ils responsables de notre surcharge ?

  • Sois parfait : personne ne fera mieux que vous-même, c'est irrépressible, et ce n'est pas de l'arrogance. Vous voulez tellement bien faire, que vous faites-vous même, quitte à charger la barque.
  • Fais des efforts : vous avez grandi avec l'habitude ancrée et automatique de tout faire avec beaucoup d'ardeur, et vous n'en tirez pas de satisfaction si ça n'a pas été difficile, ardu, voire souffrant. Rien de plus probant alors que de vous en rajouter une couche, de faire l'effort de prendre à votre charge, de faire plus, en plus et toujours plus. L'effort paie, l'effort est un indicateur de qualité, alors vous faites des efforts, et vous en rajoutez dans la charge et les heures de travail.
  • Dépêche-toi : à force d'avoir entendu cela à tout bout de champ dans votre enfance, vous faites tout très vite, pour donner satisfaction, et par nature, vous allez bien que les autres fassent de même... quitte à faire à leur place si ça traîne.
  • Fais plaisir : en faisant, toujours plus, vous constatez que les autres sont satisfaits, et vous aimez faire plaisir, vous aimez qu'on vous aime, quoi de plus naturel. Quand vous faites plaisir, on vous aime, alors vous prenez en charge pour faire plaisir, et pour être aimé.
  • Sois fort : c'est difficile ? et alors ? Vous vous en fichez, vous êtes fort, vous savez qu'il faut l'être, alors ce n'est pas une petite difficulté, une surcharge temporaire qui va vous faire peur, alors vous faites...

 

Il n'y a pas un coaching au cours duquel ces drivers n'ont pas leur place, ils montrent toujours le bout de leur nez, dans les relations, dans notre rapport au travail. C'est en tout cas, je que je constate dans mes accompagnements.

 

Prendre conscience de ces driver identifier lesquels nous dirigent, car il peut y en avoir plusieurs, et apprendre à les dominer, voilà souvent le travail que je suis amenée à poursuivre avec mes clients.

 

 

Comment ne pas prendre en charge ?

Connaissez-vous cette histoire ? Celle du singe sur l'épaule de votre collègue, qui se retrouve sur la vôtre quand il a quitté votre bureau ?

Le singe symbolise tout sujet, problème, dossier, situation, que vous prenez en charge malgré vous, sans même vous en rendre compte. Exemple : un collègue passe une tête par la porte de votre bureau, et vous fait part d'un problème, symboliquement, le singe est sur son épaule. Il referme la porte, et le singe a sauté sur votre épaule, sans que vous ayez compris comment. En attendant, c'est vous qui allez devoir régler le problème, puis deux, puis trois, jusqu'à devoir faire l'amère constat que vous n'en pouvez plus, que votre charge est trop importante, et que même parfois, vous n'y pouvez rien, vous n'avez rien demandé...

 

Comment faire pour éviter ce hameçonnage ?

 

4 étapes primordiales sont à prendre en compte :

  • Identifier le moment, l'instant où le singe est prêt à sauter, et donc, le moment où vous allez "prendre en charge"  un problème qui ne vous appartient pas. C'est peut-être un pincement à l'estomac, une crispation dans la nuque, un agacement, quelque chose qu'il vous faut apprendre à repérer.
  • demandez-vous, c'est ESSENTIEL, la question suivante : "ok il est venu me parler, il me raconte ça, mais EST-CE QU'IL ATTEND QUELQUE CHOSE DE MOI ?" Cette question cruciale peut faire l'objet d'un discours interne entre vous et vous-même, mais aussi et surtout elle peut être clairement posée à votre interlocuteur : "oui, j'entends ton problème, et est-ce que tu attends quelque chose de moi ?". Vous serez parfois surpris par la réponse. Ce point est capital, et cette question a littéralement sauvé la vie d'une de mes coachées, chez qui cette question a eu l'effet d'une révélation cosmique. 

Et bien, non, en fait, on n'attendait pas toujours quelque chose d'elle, et c'était même souvent le contraire. Quelqu'un était venu se plaindre, raconter son problème, faire part de sa difficulté, mais n'avait pas formulé d'attente particulière. Et elle, elle était montée sur son destrier blanc, tel un chevalier à la rescousse, pour résoudre le problème de l'autre. Le singe avait sauté.

Et là, vous entendez raisonner l'écho des drivers à votre oreille...Sois fort, Fais plaisir, ou encore Dépêche-toi, Sois parfait, Fais des efforts...

 

  • Si oui, si on attend quelque chose de vous, si la réponse est clairement oui, alors demandez-vous :
  1. Ai-je envie de faire ?
  2. Ai-je les moyens, les compétences pour le faire ?
  3. Y a-t-il quelqu'un de légitime à qui je puisse déléguer cette action ? (et là, rappelez-vous de la matrice d'Eisenhower vue plus haut)
  • Quelle est la part de l'autre ? Prend-il en charge sa propre part ?

 

Vous allez peut-être changer beaucoup de choses dans votre vie avec cette seule question, et cette courte mais ô combien salvatrice introspection.

 

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