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Faire le choix d'une 2è carrière

Parmi les clients que j'accompagne, nombreux sont ceux qui, arrivés à la petite quarantaine, ou après 15 ou 18 ans de carrière, s'interrogent sur la suite de leur carrière.

Quoi faire ?

Changer ? 

Faire un bilan ? 

De quoi j'ai envie pour la suite ?

Après 15 ou 20 ans de travail, le besoin de faire le point sur nos envies

Changer de voie professionnelle ou trouver un chemin d'évolution pour la 2è partie de sa carrière est très courant à la quarantaine, ce besoin de faire le point est souvent lié à la « crise de la quarantaine ».

Le cycle de vie d'un poste de travail

Un grand cabinet de conseil montre régulièrement dans ses études que la durée moyenne d'un poste de cadre, tous secteurs confondus est de l'ordre de 4 ans.

4 ans de fidélité pour certains, de calvaire pour les autres, d'engagement actif pour la plupart.

  • Année 1 : phase de recrutement, période de prise de poste, acquisition des compétences essentielles au poste de travail

  • Années 2 et 3 : montée en puissance progressive vers une entière maturité, l'exercice complet des ses compétences, acquisition de nouveaux savoir faire, engagement maximal

  • Année 4 : recherche de nouveaux challenges, désengagement possible, quête d'un nouveau job, ou promotion envisagée

 

Dans des situations professionnelles plus compliquées, où les conditions de travail normales ne sont pas réunies, en cas de harcèlement, ou d'épuisement professionnel, ce cycle connaît bien sûr une autre évolution, et la question du point nécessaire sur ses aspirations professionnelles est tout autre.

Quelques chiffres pour se situer

52% des cadres (source APEC) attachent de l'importance à l'utilité de leur travail, et ont besoin d'un sens à ce qu'ils font pour donner leur loyauté et leur fidélité en échange.

Tant qu'à donner des chiffres, autant retenir celui-ci, impressionnant : 9% seulement des collaborateurs, tous niveaux confondus, au niveau mondial, se disent complètement engagés dans leur travail (source : sondage Gallup)

 

Il n'est donc pas étonnant qu'après de longues études, 15 à 20 ans d'engagement auprès de leur entreprise, soit 4 à 5 postes successifs, le besoin d'un bilan se fasse sentir chez de nombreux cadres.

 

L'entretien de mi-carrière, prévu par les textes depuis une loi de 2009, comporte 9 fois sur 10 un volet sur les opportunités et les souhaits d'évolution professionnelle. Au besoin ressenti de « faire le point », s'ajoute l'obligation légale de faire ce point après 45 ans dans les entreprises de 50 salariés et plus.

Autant dire que la question du bilan, crise de la quarantaine ou pas, échappe à peu de cadres.

C'est aussi la période où la vie prend un tournant, les enfants grandissent, le rythme de vie ressenti et souhaité évolue de façon extrinsèque.

Et si 77% des cadres (sondage opinonway 2016) reconsidèrent leur rapport au travail à la quarantaine, 49% considèrent qu'ils ont raté leur vie professionnelle, 28% n'entrevoient pas de possibilités d'évolution, et surtout, 37% sont stressés, ouvrant la porte à des réflexions sur les équilibres entre vie professionnelle et vie personnelle, voire débouchant sur un épuisement professionnel ou un burn out si rien n'est fait, pour 19% des cadres considérés comme en situation particulière de risque d'épuisement (source Technologia).

 

Bref, la question de faire le point avec 15 ou 20 ans de carrière est non seulement courante, mais qui plus est encouragée par la loi à partir de 45 ans.

Un bilan ? Mais comment le mener à bien ?

Les formes institutionnalisées

Le bilan de compétences, ou encore l'entretien de mi-carrière, sont inscrit dans un cadre légal, et sont la plupart du temps éligibles à une prise en charge par l'entreprise, via le CPF notamment.

En 2020, à l'occasion de la crise sanitaire, le bilan de compétences est même devenu la 3è formation la plus demandée via la CPF, avec 55000 bilans financés (contre 33000 en 2019), pour un coût moyen de 2000€.

L'entretien de mi-carrière, lui, est réalisé dans un cadre hiérarchique, et a pour objet les capacités professionnelles de la personne. L'objet lui-même en est donc plus restreint.

une introspection personnelle ? le recours au coaching

L'intervention d'un coaching peut aussi être une solution, pour préparer une promotion, se reconnecter à ses ressources, retrouver le chemin de la motivation.

 

Si questionner ses compétences se fait plutôt une fois ou deux dans une carrière, en amont ou dans une période de transition, le recours à un accompagnement par un coach revêt une diversité plus importante.

La question du changement en lui-même peut-être évoqué, pour se situer sur sa rose des vents personnelle et retrouver sa boussole, accompagner une promotion, gérer une difficulté passagère sur un poste ou dans une situation relationnelle compliquée.

La prise de décision peut-être également facilitée, ou questionnée et documentée, remise en perspective, et pourquoi pas même reportée, en toute sérénité.

Et enfin, la période de nouvelle prise de poste, ou nouveau cadre professionnel, peut nécessiter un accompagnement adapté, toujours sur mesure, pour réussir le challenge du changement.

En général, un accompagnement en coaching s'étale sur une dizaine de séances maximum pour ce type de sujet, avec un entretien tripartite avec le supérieur hiérarchique au début et à la fin s'il est financé par l'entreprise.

L'accompagnement par un coach va permettre de la souplesse, une adaptation illimitée à la sitaution vécue par la personne et à ses objectifs.

Cet accompagnement par un coach peut être pris en charge par l'entreprise, ou financé directement par le salarié, s'il souhaite conserver à sa démarche un caractère personnel.

quel soutien trouverez-vous dans un coaching ?

Un dessin est souvent plus parlant qu'un texte :

Quelle que soit la méthode d'accompagnement, en ressortir plus grand

  • plus de confiance en soi, 

  • une meilleure connaissance de soi et des ses modes de fonctionnement

  • de nouvelles perspectives et un chemin qui s'éclaircit

Quelle que soit le mode d'accompagnement retenu, d'une simple introspection personnelle, un questionnement sur le sens de son travail, le changement n'est pas systématique ni toujours radical.

 

Quelle est la forme d'accompagnement dont vous avez besoin ?

 

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