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Aller mieux pendant la crise

Quand le deuxième confinement a commencé, une sorte de chape de plomb s'est abattue sur bon nombre d'entre nous. Un drôle de sentiment de mal être, une angoisse vague et diffuse, l'impression de sombrer dans la déprime en même temps que dans l'automne et le mois de novembre.

 

Femme triste, avant l'accompagnement en coaching

Je ne sais pas comment vous réagissez dans ces moments-là, mais pour ma part, j'ai été moi-même surprise d'être autant saisie par la déprime.

Et puis les jours ont passé, la vie a repris son cours, et le sentiment diffus s'est évaporé. 

Des clés pour aller mieux ?

Vous êtes nombreux à me signaler votre mal être quand à la situation de crise que nous traversons, et qui semble vouloir durer. Certains disent être en proie à des émotions désagréables et difficiles à gérer, qui font le yoyo. 

C'est le propre de ces situations anxiogènes, et c'est bien normal.

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des moyens d'aller mieux, et vous les avez en vous !


Des hormones à votre service

Soutien à l'accompagnement, vos actions quotidiennes pour développer les hormones du bonheur

On les appelle parfois les hormones du bonheur, et c'est bien pratique pour s'en souvenir. Elles sont 4 à nous vouloir du bien :

  • La dopamine
  • L'ocytocine
  • La sérotonine
  • L'endorphine

Retenez-les avec l'acronyme D.O.S.E.

 

1 - La dopamine est sécrétée dans notre corps pour nous récompenser de quelque chose de positif. C'est notre corps qui nous gratifie d'un merci en quelque sorte. On peut ainsi imaginer qu'Archimède, découvrant fortuitement en entrant dans sa baignoire le principe qui porte désormais son nom, et décriant Eureka ! ("j'ai trouvé"), s'est vu instantanément gratifier d'une dose de Dopamine conséquente. La légende raconte qu'il sortit de sa baignoire comme un diable, en criant Eurêka à tue-tête, oubliant au passage de se revêtir avant de sortir dans la rue. 

De la même façon qu'Archimède, remerciez-vous aussi souvent que possible, et reconnaissez vos réussites même les plus infimes : "j'ai trouvé !", "j'ai réussi !", "j'y suis arrivé(e) !", bref, saluez et reconnaissez tout ce qui marche. La dose de dopamine est instantanément à la clé.

 

Une astuce supplémentaire : si un objectif vous paraît trop difficile à atteindre, découpez-le en petits pas, plus facilement accessibles. Non seulement vous progresser mieux vers votre but, mais vous aurez également plus d'occasions de vous féliciter, et donc, de secréter de la dopamine, CQFD.


2- L'ocytocyne, elle, est l'hormone du lien, de la confiance. Par exemple, une maman qui accouche en produit en quantité, pour la relation entre elle et son bébé.

Il est alors aisé de percevoir tout ce qui se joue dans ce moment crucial :

  • la relation de confiance
  • la sécurité
  • le toucher protecteur et enveloppant

Et on imagine bien combien cette production d'ocytocyne peut faire défaut dans la période que nous traversons, où la peur de la contamination, la nécessaire distance physique et l'anxiété liée au virus nous tétanise quelque peu.

Quelques astuces pour vous sentir en confiance et augmenter votre dose d'ocytocine :

  • Créez une bulle de sécurité et de cocooning à votre domicile, dans votre salon, votre chambre ou votre bureau. un endroit, ne serait-ce qu'un fauteuil confortable où vous pourrez vous réfugier et recentrer, en toute sécurité.
  • Pratiquez l'auto massage, pour retrouver un sens du toucher agréable et sécurisant, réchauffant. Avec l'hiver qui approche, un massage des pieds, des mains et du pavillon des oreilles (oui oui), avec un peu d'huile de sésame bio, est recommandé par la médecine ayurvédique (médecine ancestrale de l'Inde). c'est un massage réchauffant, restauratif et tout désigné pour les moments de blues.
  • Concentrez-vous sur des actes sympathique envers autrui, un petit mot gentil, une attention spéciale, bref, tout ce qui contribuera à conserver un lien emprunt de confiance avec les personnes qui vous sont chères.

3- La sérotonine, elle, est l'hormone de la sécurité et du respect de soi par excellence. Là aussi, on voir bien comment elle peut nous faire défaut par les temps qui courent. Sécurité par rapport à notre travail, à nos relations, à nos habitudes.

Restaurez-la, développez-le, au travers de la satisfaction du travail accompli, de la fierté liée vos réussites.

 

Au quotidien, quand le coup de blues vous attaque, pensez à vous satisfaire des dizaines de petites choses qui vous rendent content de vous :

  • Si vous avez une to-do liste, soyez fier(e) de cocher une case après l'autre, dès qu'une tâche est accomplie. "je l'ai fait, et j'en suis fier(e) !", et même pour de toutes petites choses. Votre cerveau saura l'interpréter comme un signal et vous délivrera la récompense de la sérotonine ne réponse.
  • Choisissez une de vos habitudes courantes, et décidez délibérément de vous en défaire, de lâcher prise à cette habitude, comme par exemple de mettre le réveil pour vous lever le matin, et faites-vous confiance pour vous réveiller à la bonne heure sans la béquille du réveil. Vous serez satisfait(e) de réussir, et vous vous sentirez plus léger(e).

4- Les endorphines, ou l'hormone de la survie, destinée à nous permettre de fuir devant un grand danger par exemple. Elle apparaît devant une douleur par exemple.

Stimulez la production de cette hormone en riant, écoutant de la musique, stimulant vos émotions positives.


Dites OUI à ce qui est

Lorsque la déprime s'annonce et s'installe, la tentation du rejet du ressenti peut s'installer aussi. Anesthésier ses sensations pour ne pas sombrer.

Les pratiques liées à la plein conscience nous enseignent que dire oui à ce qui est, ici et maintenant, restaurent notre énergie, et nous aident à faire face à ce  qui est là, ce qui est douloureux ou difficile à vivre.

Accepter pleinement ce qui se passe, ce qui est là, agréable ou désagréable, est une clé pour aller mieux.

Accepter et se dire avec la plus grande honnêteté, "ça aussi ça passera", savoir le reconnaître, car c'est la vérité.

Mettez en place des pratiques de pleine conscience pour aller mieux : Scan corporel, méditation, respiration consciente...

Curieusement, cultiver la pleine conscience permet de prendre du recul sur les événements, et permet d'installer une juste distance entre mon mal-être et moi.


Les vertus de l'exercice physique

Un de mes anciens collègues, plus âgé que moi, disait souvent, avec beaucoup de sagesse, que rien n'était perdu tant qu'il était possible d'aller marcher.

 

Des pratiques de marche consciente pour aller mieux :

  • Une marche thématique : celle-ci peut durer seulement quelques minutes. Choisir un thème, comme par exemple la couleur verte, et en marchant, se concentrer sur tout ce qui peut être ver, une chose à la fois, pas après pas. apprécier la différence de forme de ce qui est vert, la différence de nuances de verts...Vous serez étonnés de repérer facilement une dizaine de nuances de verts différents sur une marche d'une dizaine de minutes. Puis mesurez l'effet sur votre mental, plus calme et reposé.

Des étirements pour mobiliser son corps et le détendre :

  • sans aller jusqu'à avoir mal, s'étirer souvent dans la journée, de façon puissante, restaure la circulation de l'énergie tout autant que la conscience du corps, et active la production d'endorphines. Accédez ci-dessous à des ressources pour pratiquer des étirements et des exercices de yoga sur chaise. C'est valable au travail, en télétravail, et tout simplement au quotidien, chez soi.

En résumé, je vous livre ce qui résulte de mon expérience :

  • Favorisez la production des hormones du bonheur (D.O.S.E.) par de multiples petites actions au quotidien, et en vous rappelant que vous laissez sombrer, vous allez en diminuer la production
  • Vivre davantage en pleine conscience, et acceptez ce qui se présente, en vous disant que "ça aussi, ça passera", comme tout le reste
  • Prendre la lumière du jour et aller marcher (dans des limites confinement-compatibles), faite régulièrement des étirements pour restaurer votre énergie et aider à la production d'endorphine.
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Faites-moi part ci-dessous de votre expérience.

Qu'est-ce que la mise en oeuvre des ces conseils a changé pour vous ?

Quels sont vos trucs à vous ?

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