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Comment faire un choix ? - 1/3 - les pièges

Lorsque nous sommes confrontés à une choix, ou une prise de décision, plusieurs aspects de notre mental entrent en jeu, et viennent troubler notre capacité de discernement, parfois même sans que nous en ayons conscience.

Savoir reconnaître ce qui se joue, ce qui se passe dans notre faculté de choix, peut nous éviter bien des déboires, et des regrets tardifs. 

Quand la confusion s'invite...

Le nez dans le guidon, sans prise de recul, le combat de nos titans intérieurs fait rage : raisonnement, sentiments, ressentis physique, émotions, tout se mélange et s'affronte. Le brouillard est à son comble.

S'ajoute à la confusion de l'instant, les pièges propres à chaque approche :

  • Chaque point de vue sur l'objet de la décision comporte son lot de risques, et ses propres biais.
  • Un raisonnement trop carré comporte également des pièges, dont le fait de passer à côté d'éléments importants auxquels la raison n'accède pas de la même façon (intuition par exemple)
  • La facilité des sentiments : on peut reprocher à des décisions prises par les sentiment, une certaine facilité, on s'est laissé emporter par le sentiment qui surgit, état de fait bien connu des marketeurs et vendeurs, qui savent jouer sur le côté émotionnel d'une décision
  • Le mirage des biais cognitifs, qui, inconscients, nous brouillent la vue et nous font croire à des décisions prises de la façon la plus maîtrisée qui soit.

Souvent la seule issue de ce combat est une décision par défaut, une décision partiellement satisfaisante. C'est là qu'intervient la bénédiction du discernement, comme qualité ultime pour une décision pesée, équilibrée, satisfaisante et sans regrets. Nous verrons plus tard comment pratiquer l'art du discernement.

Deux réalités s'affrontent

Plus généralement, quand nous avons une décision à prendre, deux réalités s'affrontent, au travers des pièges du mental :

  • nous avons une perception (les sens) de ce qu'il faudrait faire, une intime conviction que l'on écoute rarement,
  • et notre jugement (la raison) vient contrecarrer cette approche par des "oui mais" incessants, des doutes rageurs et angoissants.

Faut-il équilibrer les deux approches ? En choisir une définitivement ?

  • Soit je considère définitivement que je suis intuitif et que je dois prendre désormais toutes mes décisions à l'intuition,
  • soit je considère que seul le jugement cartésien a de le valeur, et que peser le pour et le contre rationnellement est la seule solution valable.

Je risque alors de me couper de tout un champ de possibles, ce qui appauvrit considérablement ma puissance personnelle, et au final, diminue considérablement ma liberté. 

La voie du milieu : le discernement salutaire

La bonne nouvelle de notre mental : le discernement , comme voie salutaire pour faire un choix qui nous autorise à soupirer de soulagement . (lire Comment faire un choix ? - 2/3 - Cultiver le discernement - article à venir... 


Posez-moi vos question dans l'espace commentaires ci-dessous, je me ferai un plaisir de décortiquer avec vous les mécanismes qui vous freinent dans vos décisions

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Commentaires: 2
  • #1

    Rachelle (samedi, 21 mars 2020 23:51)

    Cc Karine

    Quand tu parles de l'intuitif, y intègres tu également le ressenti physique ? Pour ce qui me concerne, en cas de de (grosse) décision à prendre, mon corps physique m'aide (il me parle à travers de douleurs par exemple)et je voulais savoir si cela tu mets davantage cela dans l'intuitif ou le cartésien ?

  • #2

    karine (dimanche, 22 mars 2020 10:23)

    Bonjour Rachelle,

    Ou en effet, selon moi l'intuition intègre complètement le ressenti physique. On peut d'ailleurs plus justement parler de sensations physiques, le ressenti étant plus psychique. C'est justement une façon de laisser le champ libre à l'intuition que d'être à l'écoute des sensations du corps, une occasion de laisser le mental un peu à l'écart. D'autres impressions affleurent alors, et la décision intègre une autre dimension. C'est quelque chose que j'utilise souvent dans mes coachings. Si tu es déjà attentive aux sensations de ton corps, je t'invite également à observer la posture de ton corps au moment où tu es dans cette observation, et puis également la qualité de ton souffle. Cela complètera ton approche intuitive. Merci pour ton commentaire Rachelle.